Conférence du gouverneur militaire de Metz le 9 février
Dans le cadre des "Conférences hors les murs" de l'Académie
Conférence du général de corps d'armée Pascal PÉRAN,
gouverneur militaire de Metz,
membre d'honneur de l'Académie nationale de Metz
Place et rôle du gouverneur militaire de Metz
dans la cité, évolution de ses attributions,
ses missions aujourd'hui et demain
Jeudi 9 février 2012 à 18 heures
dans les grands salons de l'Hôtel de Ville de Metz
Agenda des Académiciens Janvier-Juin 2012

Jeudi 2 février 2012 à 10h - Réunion de la Commission d'Urbanisme, animée par Jean-Louis JOLIN, membre titulaire.

Jeudi 2 février 2012 à 14h 30 - Séance mensuelle de l'Académie :
- Communication de M. Raymond OLIGER, membre correspondant : "Marguerite de Valois, une femme d'engagement".
- Communication de M. Jacques SICHERMANN, membre correspondant : "La prise en compte du risque pour la vie humaine dans les décisions publiques. Le cas des insfrastructures de transports".

Samedi 4 février 2012 à 9h 45 heures :
Espace Pilâtre de Rozier, Foyer du Jeune Travailleur - Rue Georges Ducrocq à Metz
Conférence de M. Pierre BRASME, membre associé libre : "Pierre Roland-Marcel, secrétire général du Commissariat de la République à Metz (1918-1919) : un parcours exceptionnel", organisée par le Comité d'Historicité Européenne de la Lorraine.

Jeudi 9 février 2012 à 18 heures - Conférence "Hors les murs" :
Grand salon de l'Hôtel de Ville de Metz
Conférence du général de corps d'armée Pascal PÉRAN, gouverneur militaire de Metz : "Place et rôle du gouverneur militaire de Metz dans la cité, évolution de ses attributions, ses missions aujourd'hui et demain".
Samedi 11 février 2012 à 9 heures :
Archives Départementales de la Moselle : à l'issue d'une rencontre organisée par la S.H.A.L., conférence de M. Mickaël SANDER, membre correspondant : " La Grande Région Saar-Lor-Lux à travers les cartes anciennes ".

Samedi 11 et dimanche 12 février 2012 :
Colloque de la Société d'Histoire des Israélites d'Alsace et de Lorraine
Centre communautaire israélite de Strasbourg, 1A rue René Hirschler
- 12 février à 9h 30 : Communication de M. Jean-Bernard LANG, membre titulaire : "L'intendant du Roi aux prises avec l'affaire Raphaël Lévy (1669-1670).
- 12 février à 10 h : Communication de M. Pascal FAUSTINI, membre correspondant : "L'immigration des Juifs de Pologne en Alsace-Lorraine au XVIIe siècle".

Samedi 11 février 2012 à 15 heures :
UFR Lettres et Langues, Amphi 2, Ile du Saulcy à Metz
Conrérence de M. Pierre BRASME, membre associé libre : "Quand Metz reçoit la France", organisée par Renaissance du Vieux Metz et des Pays lorrains.

Jeudi 1er mars 2012 à 14h 30 - Séance mensuelle de l'Académie :
- Communication de Madame Line SKORKA, membre titulaire : "De l'esprit d'entreprendre : les Mosellans et les débuts de l'industrialisation dans le canton de Raon-l'Etape".
- Communication de M. Jean-Pierre JAGER, membre correspondant : "Les médias dans la vie culturelle contemporaine de la cité"

Jeudi 5 avril 2012 à 14h 30 - Séance mensuelle de l'Académie :
- Communication de Madame Marie-Antoinette KUHN, membre titulaire : "Le passionnaire de Philippe de Gueldre, épouse du duc René II, et clarisse à Pont-à-Mousson".
- Communication de M. Christian PAUTROT, membre titulaire : "L'érosion des sols, problème majeur pour l'avenir de l'humanité"

Jeudi 3 mai 2012 à 14h 30 - Séance mensuelle de l'Académie :
- Communication de M. Yves LEDURE, membre titulaire : "Sécularisation et modernité. Quel statut pour la religion ?".
- Communication de Madame Françoise DUCHASTELLE, membre associé libre : "Oberkampf, créateur des toiles de Jouy et grand patron du XVIIIe siècle".

Jeudi 7 juin 2012 à 14h 30 - Séance mensuelle de l'Académie :
- Communication de M. Pierre LABRUDE, membre titulaire : "De l'apothicairerie d'autrefois à la pharmacie".
Le comté de Vaudémont : une principauté lorraine médiévale (Xe-XVe s.). Bilan et perspective d'une recherche
Résumé de la communication
du 5 janvier 2012
de Monsieur Gérard GIULIATO
membre correspondant
Le comté de Vaudémont :
une principauté en Lorraine médiévale (Xe-XVe s.)
Bilan et perspective d'une recherche
La période Xe-XVe s. se caractérisa par le triomphe des principautés, nouvelle forme d’organisation des pouvoirs. Si les grandes principautés comme l’évêché de Metz, le duché de Lorraine ou celui de Bar sont assez bien étudiées, il n’en va pas de même pour les petits comtés ou les seigneuries châtelaines. Afin de corriger ce déséquilibre, nous avons choisi de nous pencher sur une entité de taille intermédiaire, le comté de Vaudémont créé en 1070 au détriment du duché de Lorraine, au cœur de celui-ci. Dans un premier temps, la recherche porta sur le réseau défensif qui structura le territoire autour de huit châtellenies dont Vézelise, Pont-Saint-Vincent et Châtel-sur-Moselle. Les résultats qui croisent les sources écrites et les sources archéologiques furent publiés en 2008 dans l’ouvrage « Châteaux et villes fortes du comté de Vaudémont ». Ce travail fut l’occasion de rencontrer des documents rares et peu connus qui conduisirent à élaborer un second programme conduit par une équipe pluridisciplinaire. Il consiste à se pencher sur les lieux, les chartes et les objets laissés par ces princes et tenter de montrer comment ils expriment les mentalités du pouvoir seigneurial dont ils sont les images et les symboles. On envisagera en premier lieu le site de Sion-Vaudémont puis le village de défrichement de Damas-aux-Bois. Les chartes comtales antérieures à 1243 offrent une seconde source qu’il convenait d’éditer pour comprendre la politique religieuse, l’administration du domaine et la justice. A travers l’étude des sceaux, des armoiries et des monnaies, se précise l’identification ostentatoire du lignage et ses ambitions politiques.
La piété des comtes se révèle à travers les vestiges de l’église de Sion dont ils favorisèrent le pèlerinage mais aussi dans ceux de la collégiale de Vaudémont fondée en 1326. De cet établissement détruit au XVIIIe s., subsistent de remarquables fragments de retables et les tombeaux d’Henri III († 1347) et d’Antoine († 1458) aujourd’hui déposés au Musée Lorrain.
L’enquête mériterait d’être étendue à d’autres familles seigneuriales à titre comparatif. Elle permettrait de replacer la Lorraine dans une réflexion menée en Europe sur les origines médiévales de l’Etat et cela dans une région d’Empire très longtemps attachée aux pouvoirs locaux et très réticente au pouvoir centralisé.
Sous l'annexion allemande de 1871, la seconde vague du protestantisme messin
Résumé de la communication
du 5 janvier 2012
de Monsieur Pierre BRONN
membre correspondant
Sous l’annexion allemande de 1871,
la seconde vague du protestantisme messin.
La courbe démographique du protestantisme messin fait apparaître une évolution en deux vagues successives, séparées par un creux de deux siècles : la seconde vague correspond très exactement à l’annexion allemande de 1871 et est liée au double mouvement de population de cette époque : émigration massive des Messins dans le cadre de l’option prévue par le traité de Francfort, immigration d’Allemands dont une forte proportion de protestants. La communauté protestante, initialement de tradition réformée, doit dès lors faire face à plusieurs problèmes : intégrer le flot des nouveaux arrivants qui très rapidement submerge les autochtones, répondre aux aspirations cultuelles de ses nouveaux paroissiens issus majoritairement de l’Eglise Unie, faire le choix d’une Eglise de rattachement pour faciliter ses relations avec les autorités du Reichsland (et ce choix sera longtemps hésitant, faute d’un consensus interne), obtenir de l’administration municipale l’autorisation de construire un nouveau temple suffisamment vaste et rassembler les fonds nécessaires. Curieusement la paroisse du centre ville, dont le lieu de culte dans l’ancienne église des Trinitaires apparaît d’emblée trop exigu, accaparée par les problèmes du Consistoire, ne parviendra à concrétiser le projet du Temple Neuf qu’après trente années de démarches, en 1904 ; trois projets seront finalisés bien avant, chacun dans des conditions bien différentes : le temple de garnison tout d’abord, dont les aumôniers bénéficient d’appuis en haut lieu, offre ses 2400 places dès 1881 ; les communautés luthérienne et de Montigny, avec de faibles moyens, parviennent à construire leurs lieux de culte, respectivement ouverts en 1893 et 1894, en un temps record. Un nouvel équilibre confessionnel en découle. Au départ les pasteurs messins seront choisis parmi les diplômés alsaciens de la faculté de théologie de Strasbourg, puis à partir du tournant du siècle parmi les immigrés, ce qui marque une évolution vers une germanisation militante et accroît encore les difficultés interconfessionnelles, cristallisées autour du problème des mariages mixtes ou de la querelle des cimetières.
Voeux 2012
Sigebert de Gembloux est-il français ?
Résumé de la communication du 8 décembre 2011
Mme Mireille CHAZAN
membre associée libre
Sigebert de Gembloux est-il français ?
La Direction générale du patrimoine a décidé de placer une notice sur Sigebert de Gembloux dans le recueil des célébrations nationales de 2012 : Sigebert est-il français ? Sa vie et son oeuvre l’enracinent dans la Lotharingie de la seconde moitié du XIe siècle et du début du XIIe siècle, c’est-à-dire dans l’Empire allemand. En effet, formé dans la grande abbaye liégeoise de Gembloux, il passe une vingtaine année à Saint-Vincent de Metz où il enseigne et écrit; puis il regagne son monastère d’origine et participe brillement à la défense des empereurs dans le grand conflit qui les oppose aux papes; dans ce contexte, il compose une chronique universelle qui vise entre autres à fournir des arguments au camp impérial. Néanmoins la qualité de cette chronique en fait une source privilégiée pour les historiens français du XIIIe siècle, notamment pour Vincent de Beauvais dans son Speculum historiale. Cette œuvre, qui rencontre un immense succès, est rapidement traduite en français. À partir de là, dans l’historiographie, Vincent de Beauvais et Sigebert de Gembloux sont très souvent associés et cités ensemble, au point que l’humaniste Jean Bodin peut parler de « Sigebert le français ».
Déclin de la vie sociale dans les centres-villes par l'urbanisme
Résumé de la communication du 8 décembre 2011
M. Emile-Pierre Gueneau
Déclin de la vie sociale
dans les centres-villes par l'urbanisme
La problématique de mon développement se pose en ces termes: "Comment, parallèlement à l'évolution de l'urbanisme au centre-ville, ont évolué les relations humaines et sociales?"
Elle se développera sous forme de trois parties:
1. Les bouleversements de l'urbanisme ces trente dernières années s'expliquent par trois séries de causes: les causes sociologiques, les causes écologiques, les causes politiques.
2. Comment ces bouleversements de l'urbanisme ont-ils entraîné un déclin de la vie sociale? Pour répondre à cette question on interroge d'abord la littérature. En second lieu, on constate que ce sont les constructions d'ensembles ex nihilo qui sont principalement responsables du déclin de la vie sociale. L'observation de la conception architecturale nous montre qu'effectivement les relations humaines ne sont pas favorisées. On constate aussi que la revalorisation du patrimoine immobilier contribue à concentrer au centre-ville une population socialement monolithique par le haut. Autre facteur non négligeable, le phénomène de développement d'aménagement de studette. Enfin, ces nouveaux îlots "enfermement collectif" sont aussi une réponse culturelle au climat d'insécurité.
3. Est-ce à dire que l'urbanisme a fait disparaître entièrement la vie sociale au centre-ville? L'originalité du maillage des places de Metz favorise les échanges. Il faut citer aussi la volonté de réhabilitation au centre d'opérations sociales par l'OPHLM. Le retour à la mixité est-elle une utopie? On retrouve quelques reliques de la vie sociale mais un éclatement programmé de structures pseudo-sociales.
En conclusion, si le nouvel urbanisme d'enfermement a été un facteur important d'embourgeoisement et de disparition de la vie sociale au centre-ville, il représente bien aussi une architecture adaptée au mal qui ronge notre société, l'isolement, cause d'un mal plus profond, la solitude.
Séance solennelle de l'Académie
Séance solennelle de l'Académie
Jeudi 1er décembre 2011 - 14h 30
Grand Salon de l'Hôtel de Ville de Metz
(Plus de photos dans l'album)
1- Communication de M. Christian Jouffroy, président de l'Académie
La vie amoureuse de Frédéric Asmus : Une suite à "Colette Baudoche",
écrite et mise en scène par Jean Marot.
2- Conférence de Mme Claudie HAIGNERÉ, présidente d'Universcience
Plaidoyer pour réconcilier les sciences et la culture
3- Remise du Prix Chabot-Didon à M. Jacques ARNOULD
4- Compte rendu des travaux de l'Académie en 2010-2011
par Mme Line Skorka, secrétaire de séance.
5- Rapport sur les prix littéraires, historiques, scientifiques,
juridiques et artistiques, par Mme Line Skorka, secrétaire de séance.
6- Rapport sur les prix de mérite, par M. Pierre LABRUDE, membre titulaire.
7- Présentation du bureau de l'Académie
pour l'année académique 2011-2012
Amalaire de Metz
Un malencontreux oubli a privé les Académiciens du résumé de la belle communication présentée le 6 janvier 2011 par notre confrère Christian-Jacques DEMOLLIERE. Nous tenons à réparer cet oubli, et à lui en présenter nos excuses.
Christian-Jacques Demollière :
Amalaire de Metz et le chantre carolingien
Exemples chantés par Marie-Reine Demollière, directrice de la Scola Metensis.
Les écrits d’Amalaire de Metz (775-850) sont une mine pour mieux connaître et comprendre le chant liturgique romano-franc élaboré à Metz sous les Carolingiens, et placé sous le parrainage posthume de Grégoire le Grand (pape de 590 à 604). Reprenant une présentation d’Isidore de Séville (570-636), Amalaire oppose le lecteur et le chantre, acteurs de la liturgie de la Parole. Magnifié par la forte intériorisation que provoque la mémorisation d’un répertoire appris et entretenu sans le secours de l’écrit, le chantre devient le relais des prophètes de l’Ancien Testament et le laboureur des cœurs. Or c’est dans le verset du répons graduel, qui est le chant du psaume, que le chantre monte au sommet de son art. Cette valorisation du chantre soliste par Amalaire est peut-être un souvenir des siècles qui précédèrent l’institution du chant collectif de la schola, qui serait elle aussi venue en Gaule sous Pépin le Bref, avec l’importation du modèle romain. D’ailleurs, plusieurs pièces savamment vocalisées du répertoire grégorien portent elles-mêmes trace du passage historique du psalmiste qui chantait seul au petit groupe de la schola.
Portraits mouvants : Louis XIV vu par l'auteur du"Mercure galant" et les mémorialistes
Résumé de la communication
du 3 novembre 2011
de Monsieur Raymond BAUSTERT
membre correspondant
Portraits mouvants :
Louis XIV vu par l’auteur
du Mercure galant et les mémorialistes
En 1687, Louis XIV entreprend un voyage à Luxembourg rattaché à la France depuis le siège de 1684.
Le Mercure galant du mois de juin 1687 se présente en Journal du Voyage de Sa Majesté à Luxembourg, volume fort de 337 p. in-12°, et où une part importante est faite au personnage de Louis XIV présenté sous les couleurs les plus favorables.
Ce portrait, conforme en tous points aux exigences du genre encomiastique, présente des divergences considérables avec celui des mémorialistes, celui de Saint-Simon, sans doute, mais aussi celui d’Ézéchiel Spanheim et d’autres encore.
La communication étudiera ces portraits « mouvants » du grand Roi, issus de plumes neutres, bienveillantes ou critiques.




































