Communication de Monsieur Jean-Joël GRIESBECK,

membre correspondant

1er mars 2012

 

Pour aborder cette question aussi complexe que riche qui se situe à la confluence d'approches critiques multiples aussi bien que de nombreuses tentatives normatives, cette brève étude s'appuie à titre principal sur la théorie et la pratique de la traduction des textes sacrés au regard de celles mises en place pour la translation des textes profanes au XVIe siècle dans les domaines allemand et français, non sans s'autoriser l'une ou l'autre escapade vers saint Jérôme aussi bien que vers les spécialistes les plus récents en la matière.
En allant parfois à l'encontre d'affirmations quelque peu à l'emporte-pièce souvent répétées sans avoir fait l'objet d'un examen préalable suffisamment approfondi et précis, l'étude s'efforce de montrer combien en réalité, même dans le domaine français - et non pas seulement dans le domaine de la création de l'allemand moderne, comme on le dit à l'envi -, les tentatives pour transformer la langue simplement vernaculaire en une langue véritablement vivante autant que littéraire et pour définir des normes précises du code oral comme du code écrit sont solidaires de théories comme de pratiques traductologiques novatrices et audacieuses.