Résumé de la communication du 8 décembre 2011

 M. Emile-Pierre Gueneau


Déclin de la vie sociale

dans les centres-villes par l'urbanisme


La problématique de mon développement se pose en ces termes: "Comment, parallèlement à l'évolution de l'urbanisme au centre-ville, ont évolué les relations humaines et sociales?"

Elle se développera sous forme de trois parties:

1. Les bouleversements de l'urbanisme ces trente dernières années  s'expliquent par trois séries de causes: les causes sociologiques, les causes écologiques, les causes politiques.

2. Comment ces bouleversements de l'urbanisme ont-ils entraîné un déclin de la vie sociale? Pour répondre à cette question on interroge d'abord la littérature. En second lieu, on constate que ce sont les constructions d'ensembles ex nihilo qui sont principalement responsables du déclin de la vie sociale. L'observation  de la conception architecturale nous montre qu'effectivement les relations humaines ne sont pas favorisées. On constate aussi que la revalorisation du patrimoine immobilier contribue à concentrer au centre-ville une population socialement monolithique par le haut. Autre facteur non négligeable, le phénomène de développement d'aménagement de studette. Enfin, ces nouveaux îlots "enfermement collectif" sont aussi une réponse culturelle au climat d'insécurité.

3. Est-ce à dire que l'urbanisme a fait disparaître entièrement la vie sociale au centre-ville? L'originalité du maillage des places de Metz favorise les échanges. Il faut citer aussi la volonté de réhabilitation au centre d'opérations sociales par l'OPHLM. Le retour à la mixité est-elle une utopie? On retrouve quelques reliques de la vie sociale mais un éclatement programmé de structures pseudo-sociales.

En conclusion, si le nouvel urbanisme d'enfermement a été un facteur important d'embourgeoisement et de disparition de la vie sociale au centre-ville, il représente bien aussi une architecture adaptée au mal qui ronge notre société, l'isolement, cause d'un mal plus profond, la solitude.

 

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