METZ 1900-1940 :

LES PARADOXES DE L’ARCHITECTURE

ENTRE CONTRAINTE, REPLI ET OUVERTURE

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Ouvrage de Christiane Pignon-Feller, membre de l'Académie nationale de Metz

paru aux Editions Serpenoise en 2008

La Nouvelle Ville de Metz, édifiée sous l'Annexion de l'Alsace-Moselle au Reich, fut longtemps considérée comme le ghetto architectural d’un pouvoir étranger infligé et fut confrontée à la Vieille Ville, sanctuaire de l’art français. Un inventaire exhaustif et une étude des conditions de la création urbaine et architecturale révèlent une situation plus complexe et nuancée.

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Avenue Foch. Photo Philippe Hoch

Ainsi, à côté des ostentatoires monuments historicistes imposés par le pangermanisme et l’interventionniste impérial, une politique urbaine libérale a permis l’expression des multiples courants artistiques contradictoires du début du XXe siècle.

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Palais du Gouveneur militaire de Metz. Photo Philippe Hoch

L’appel d’air généré par l’ouverture, en 1902, du vaste chantier de l’extension urbaine a offert à des maîtres d’ouvrage et des architectes venus d’horizons européens des possibilités de formulations inédites.

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On voit ainsi dans la Vieille Ville des restaurations de haute tenue archéologique côtoyer des réalisations modernes et dans la Nouvelle Ville des immeubles historicistes jouxter des constructions modernes, voire avant-gardistes, reflets de la nouvelle culture industrielle européenne.

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Maisons particulières de l'avenue Foch.Photo Philippe Hoch

De même, une architecture éclectique issue de la tradition de l’École des beaux-arts français trouve sa place à côté de réalisations où se manifeste un mouvement de repli identitaire, de couleur lorraine ou messine.

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Chambre de Commerce et d'industrie de la Moselle.

Photo Philippe Hoch